Villes visitées : Tupiza - Uyuni - Sucre - Cochabamba - La Paz - Rurrenabaque - Cochabamba
La Bolivie est la destination la moins chère de l'Amérique du sud. Pour preuve, nous y sommes restés 5 semaines avec une escale en Amazonie.
Les hommes :
Les Boliviens sont constitués à 63% de natifs d'origine indienne.
De petite taille, ce sont des gens habiles, endurants. De façon général, ils sont sympathiques, gentils, souriants et très humbles. Une certaine solidarité règne au sein de leur communauté. La famille et les enfants sont des notions très importantes.
La plupart parle la langue du quechua. Cette langue n'est malheureusement pas enseignée à l'école, mais se transmet encore fortement dans le milieu familial. Dans un environnement ancré dans l'agriculture, les enfants restent au sein de leur village et ne pratiquent pas l'espagnol.
Nous avons croisé un certain nombre de mendiants, souvent très âgés et d'origine quechua.
Par rapport aux Argentins, les locaux parlent très lentement et articulent bien la langue. Bien mieux quand on arrive à converser à peu près bien avec eux !
L'alimentation :
Qui ne s'arrête pas en Bolivie pour bien manger et pour pas cher ?! Les fruits, légumes, épices, céréales et pâtes croulent à profusion sur les étales du marché.
Nous remarquons que les Boliviens consomment quotidiennement toutes sortes de soupes, pommes de terre, pâtes et riz.
Les menus du jour dans les snacks locaux composés d'une entrée, soupe, plat et parfois dessert sont très abordables, entre 2 et 3,5 euros ! Les Boliviens ont même conçu des restaurants végétariens pour répondre à certaines demandes des touristes.
Très appréciable après l'Argentine où viande de bœuf et frites (papas fritas) sont tout le temps mis à l'honneur !
De nombreux marchands ambulants proposent de vous cuisiner des plats en bord de rue, ou des sandwichs, vous l'aurez compris, à éviter. Les mesures d'hygiène sont inexistantes.
Les paysages et reliefs andins :
Les paysages sont très souvent montagneux et désertiques. Le mouvement des plaques tectoniques par endroit
l'altitude est une épreuve dès qu'on franchit les 3000 m d'altitude. On a le souffle coupé, le coeur s'emballe à fond pour produire des globules rouges et on se sent vite oppressé.
Nous pourrons toutefois attester que nous avons séjourné dans l'Altiplano, la Cordillère des Andes !
Nous alternerons les basses (2.500 m) et hautes altitudes (4.000 m) selon les escales effectuées.
L'expérience la plus marquante est celle de l'Amazonie, où en l'espace de 40 mins de vols d'avion, nous quittons les 4.000 m pour rejoindre 250 m au-dessus du niveau de la mer !
Le retour est par contre redoutable, quant, après une semaine d'acclimatation, le corps doit se réhabituer au froid et à nouveau à l'altitude et donc au manque d'oxygène.
Les transports :
De nombreux "colectivos", sortes de mini-bus parcourent les rues pour transporter les voyageurs, très bon marché comme les bus, c'est une alternative aux taxis qui pratiquent des prix différents selon la tête du client ou selon s'ils exercent de façon indépendante.
Il faut toujours demander le prix de la course avant de monter dans le taxi.
Quant aux bus dédiés aux longs trajets, c'est une toute autre histoire.
Moins confortables que les bus argentins, mais très bon marché, il arrive couramment que les cars fassent un trajet non-stop (5-7 h). Sans WC à l'arrière, il vaut mieux s'y préparer à l'avance. La conduite ne se fait pas forcément dans des conditions très sécuritaires : le bus roule régulièrement sur la voie opposée, notamment dans les virages, il frôle le précipice, n'hésitent pas à doubler voitures, camions et certains tronçons sont en terre ou empierrés. Ça équivaut à faire du 4X4 en bus ! Âmes sensibles s'abstenir !
Location de voiture quasi-inexistante. De toute manière, le code de la route n'est pas de rigueur ici et les signalisations routières sont insuffisantes, donc il vaut mieux s'abstenir.
Peut mieux faire !
L'hébergement :
Les établissements testés passent en revue auberges familiales jusqu'à des hôtels 3/4 étoiles. Ce ne sont pas forcément nos standars européens, mais il y a quand même plus de confort.
Ils disent tous offrir de l'eau chaude, un luxe quand il fait 1 à 5°C la nuit, mais la réalité est toute autre : soit l'eau est brûlante, impossible de régler la température, soit l'eau est froide, ou tu attends 10 mins avant que l'eau veuille bien chauffer. Le plus énervant, c'est quand l'eau passe du chaud (tiède en fait) au froid !
Pour ne pas se tromper, il vaut mieux s'adresser directement aux 3 ou 4 étoiles minimum, mais la facture n'est pas la même !
Côté internet, le réseau est parfois déficient avec des coupures ou lenteur. Parfois, la WIFI ne passe pas dans la chambre.
À faire ou visiter :
- le circuit menant au Salar d'Uyuni, plus grand désert de sel au monde
- une rando dans la Cordillère des Andes
- visiter un village quechua
- prendre un bus long trajet, on garantit que c'est inoubliable !
- l'Amazonie
- visiter des ruines incas
- voir des empruntes de dinosaures
- voir le lac Titicaca, perché à 3.800 m d'altitude, plus grand lac d'Amérique du Sud
- déguster les fruits à profusion
- goûter la truite au bord du lac Titicaca
Ce que nous n'aurons pas pu faire :
- descendre en vélo, la vallée de la mort (départ de la Paz)
- passer une nuit sur le lac Titicaca, sur les îles flottantes
- pêcher du piranhas et en manger en Amazonie
NB : pour les séjours de plus de 30 jours en Bolivie, une taxe de 20 bolivianos par jour supplémentaire sera à payer au service de Migration.
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